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Le sexe des personnes âgées en EHPAD : Comment ça se passe ?

L'intimité des résidents en EHPAD

L'intimité des résidents en EHPAD

En EHPAD, les personnes âgées ont aussi droit à avoir une activité sexuelle !

EHPAD et sexe : Comment l'intimité est-elle gérée ?

Aujourd’hui encore, l’intimité des personnes âgées en EHPAD reste taboue. En effet, les relations amoureuses ou sexuelles que les résidents peuvent entretenir suscitent parfois la gêne voire le rejet.

Ainsi, nombreux sont ceux qui agissent avec les séniors comme s’ils n’avaient plus l’âge d’avoir une intimité. Une étude menée par l’Université de Manchester a pourtant révélé que 54% des hommes et 31% des femmes âgés de plus de 70 ans sont encore actifs sexuellement.

Cependant, seulement 8% des résidents d’EHPAD déclarent avoir une sexualité au sein de leur établissement sachant qu’il y a huit femmes pour deux hommes dans les maisons de retraite, et que ce sont souvent les hommes qui refusent les relations les plus intimes.

Le sexe en EHPAD au niveau juridique

Le respect de l’intimité des résidents est une notion fondamentale des textes de loi. Il est important de rappeler que le droit à l’intimité inclut la sexualité.

Outre l’article 9 du Code Civil énonçant le droit au respect de la vie privée, l’article L.311-3 du Code de l’Action Sociale et des familles garantit « à toute personne prise en charge par des établissements […], le respect de sa dignité, de son intégrité, de sa vie privée, de son intimité et de sa sécurité ».

De plus, la Charte des Droits et Libertés de la personne âgée dépendante établit à son article 4 qu’« une personne âgée doit être protégée des actions visant à la séparer d’un tiers avec qui, de façon mutuellement consentie, elle entretient ou souhaite avoir une relation intime ».

La loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement (loi ASV), mise en œuvre en septembre 2016, intègre aussi clairement ces droits dans son article 27: « Les maisons de retraite médicalisées […] sont, à la fois, des lieux de soins et de vie. [Ils] doivent être conçus de manière à mieux intégrer les souhaits de vie privée des résidents, leur intimité et leur vie sexuelle. ».

Enfin, l’arrêt de la Cour de justice de l’Union Européenne du 25 juillet 2017 reconnait la sexualité à la vieillesse comme un droit fondamental protégé : « l’EHPAD n’a pas à dévoiler quoi que ce soit de l’intimité des résidents à qui que ce soit ».

Ainsi, les résidents sont des citoyens comme les autres pouvant vivre leur sexualité comme ils l’entendent dans la limite de l’infraction sexuelle. Le personnel soignant et la famille ne peuvent donc pas s’y opposer même s’ils considèrent que cela contrevient à la morale.

Le gouvernement a décidé de s’intéresser à la question. De fait, la Ministre de la Santé Agnès Buzyn a présenté le 9 avril 2018 une feuille de route concernant la stratégie nationale de santé sexuelle. L’action n°20 vise en particulier à : « mieux prendre en compte la thématique ‘vie privée, affective et sexuelle’ pour les personnes âgées accueillies dans un établissement […] ».

Les freins à la vie sexuelle en EHPAD 

Les freins sont souvent générés par l’équipe professionnelle, par les familles ou bien par les personnes âgées elles-mêmes.

Les freins liés aux soignants et à l’organisation des établissements

  • Le sexe comme pratique tabou au point de vue institutionnel : peu de références à la vie intime dans les projets d’établissements
  • Taille des lits trop petits
  • Intervention une vingtaine de fois par jour du personnel dans les chambres (parfois sans frapper au préalable)
  • Trop souvent, la dimension pathologique occupe l’espace, au détriment des dimensions sociales.

Le personnel soignant, particulièrement les jeunes, ne conçoivent pas que la personne âgée, même indépendante, ait une sexualité. Par ailleurs, on constate une approche « sécuritaire » au détriment d’une approche basée sur le choix et le respect des attentes de chacun.

Selon Gerard Ribes, psychiatre et sexologue à Lyon, « les EHPAD en France sont conçus comme des hôpitaux, plutôt que comme des lieux de résidence où se pratiquent des soins, et on a du mal à intégrer le fait que les chambres constituent le domicile des personnes ».

Les freins liés aux proches

  • Appréhension de voir un parent refaire sa vie : une réelle souffrance peut exister avec un sentiment de trahison
  • Peur de perdre une part d’héritage au profit d’un nouveau compagnon ou d’une nouvelle compagne
  • Peur d’un abus sexuel du proche résident par baisse de ses capacités cognitives

«Les familles ont souvent la sensation qu’on leur vole leurs parents », précise Gérard Ribes. « Elles se sentent parfois dépossédées de cet être cher, c’est une véritable souffrance et un élément de tension très important. Si elles ne sont pas informées, elles ont des réactions instinctuelles. C’est pourquoi il faut en parler, comme de toutes les dimensions du vivant.»

Selon de nombreux spécialistes en gérontologie, les proches ont du mal à intégrer le fait que le contact humain et le besoin sexuel sont des fonctions de base de l’être humain quel que soit l’âge.

Les freins liés à l’autocensure

  • L'obligation de fidélité post mortem peut pousser le résident à s’autocensurer par peur du regard de ses proches. C’est une source importante de frustration, parfois à l'origine de comportements perçus comme anormaux. 
  • L’impression qu’avoir des désirs en étant âgé est une pratique socialement honteuse. Selon la psychiatre Véronique Griner-Abraham : « Les représentations sociales inscrivent souvent la sexualité du vieillard sans le cadre d’une déviance de la morale et dans le registre de la perversion ».
  • Une éducation et des normes différentes : les résidents d’aujourd’hui ont grandi dans des écoles non mixtes et avec l’idée qu’une femme n’avait pas de plaisir, et que l’éducation sexuelle des jeunes hommes se faisait auprès des prostituées.
  • Il s’agit d’une génération qui n’a pas eu l’habitude de parler de sexualité. Les mots« sexe » ou « sexualité », sont trop crus : ces séniors préfèrent parler de relation, d’amour ou d’intimité.

Quelles solutions pour débrider la sexualité des résidents ?

Les personnes âgées dépendantes manifestent souvent leur exaspération d’être infantilisées. Voici quelques idées pour remédier à ce manque d’intimité afin que nos aînés soient plus épanouis.

  • Inscrire les règles précises concernant l’intimité dans le livret d’accueil remis à l’admission : tout ce qui n’est pas interdit est autorisé !
  • Privilégier des espaces privés tels que les chambres qui doivent être considérées comme un domicile
  • Sanctionner toute introduction dans la chambre en l’absence de son résident et de son consentement.
  • Frapper avant d’entrer et attendre l’accord du résident avant d’ouvrir la porte
  • Proposer des panneaux de portes « Ne pas déranger »
  • Aménager des chambres doubles ou proposer des lits doubles en chambre individuelle dans la mesure du possible. D’ailleurs, les fabricants de lits pour EHPAD ont commencé à concevoir des lits médicalisés doubles !
  • Proposer des rideaux ou stores pour les chambres disposant de vitres
  • Proposer un dispositif pour fermer la porte à clef
  • Former les personnels soignants pour comprendre et gérer les besoins affectifs des résidents
  • Proposer des groupes de paroles des personnels soignants pour parler de situations vécues et mettre en place des solutions
  • Elaborer un guide des bonnes pratiques pour les soignants
  • Proposer des groupes de parole pour les familles afin de leur expliquer l’importance de l’intimité pour leur proche résident
  • Instaurer des cours d’éducation sexuelle pour apprendre aux résidents à se protéger. En effet, passé un certain âge, les résidents se sentent libéré de la contraception et du risque de grossesse : mais il reste les maladies sexuellement transmissibles.
  • Favoriser l’accès aux sextoys, viagras et lubrifiants sous réserve de l’aval du médecin

En outre, il existe le label Humanitude, attestant du bien-vivre dans les maisons de retraite. Douze structures en France l'avaient décroché en 2017; plus de soixante EHPAD sont actuellement en cours de labellisation.

Ces lieux d’accueil offrent la garantie de la bientraitance des résidents selon 300 critères et cinq principes fondamentaux: 

  • Zéro soin de force et sans abandon de soin
  • Respect de la singularité et de l’intimité
  • Vivre et mourir debout
  • Ouverture de la structure vers l’extérieur
  • Lieux de vie, lieux d’envie.

L’expérience de l’assistanat sexuel pour le bien-être des séniors en Suisse

Depuis 2007 en Suisse, être assistant sexuel auprès de personnes âgées ou handicapées est une profession reconnue et réglementée. Cet accompagnement sexuel, faisant l’objet d’un suivi, est prodigué par des personnels rémunérés ayant eu une formation spécifique et exerçant parallèlement une autre profession.

Ainsi, dans le respect et l’écoute, des services sensuels et parfois sexuels sont proposés à des personnes âgées en EHPAD, pour leur permettre de se réapproprier leur corps et d’accéder à la sexualité.

En France, cette pratique n’est actuellement pas envisageable car elle serait considérées comme du proxénétisme et serait passible de poursuites pénales.

Rapport démence-consentement

Quand une personne peine à exprimer ce dont elle a envie ou non, le personnel se doit d’être particulièrement vigilant pour éviter tout abus.

La démence peut présenter des changements de comportement : le malade peut présenter un comportement sexuel accru, subir un changement d'orientation sexuelle, ou avoir une relation avec quelqu'un de nouveau même s’ils ont encore un partenaire à la maison.

Dans cette situation l’équipe doit évaluer si :

  • D’une part la relation est subie ou non.
  • Ensuite si le comportement sexuel est considéré comme « normal » sans violence ni danger pour les personnes âgées.

Quelles actions en cas de non-respect de l’intimité ?

Si le résident, ou ses proches, considèrent que sa vie privée et son intimité ne sont pas respectées, un dialogue doit d’abord avoir lieu avec le responsable de l'établissement.  

Si le problème persiste, il est possible de faire appel à un « conciliateur ». Ce recours prévu par le Code de l'action sociale et des familles article L311-5 est gratuit pour la personne âgée. La liste de ces conciliateurs est établie conjointement par le président du Conseil général et le préfet.

BON A SAVOIR : il existe le numéro d’appel 3977 contre la maltraitance des personnes âgées (coût d’un appel local à partir d’un téléphone fixe)

Quoi qu’il en soit, les établissements vont devoir songer à modifier leur vision de l’intimité de leurs résidents. En effet, les enfants de mai 68, les baby-boomers, auront bientôt l’âge d’intégrer des EHPAD.

Or ces derniers ont grandi au moment de la libération des mœurs et ont été marqués par la modernisation sexuelle. Il faut donc anticiper leur arrivée et surtout leurs modes de vie tout à fait différents avec une dimension sexuelle beaucoup plus importante !

Afin de vous aider à trouver un établissement qui convient à l'un de vos proches, contactez nos spécialistes au 04.72.69.89.09. 

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